Cher journal,
6 juillet 2009
Comme chaque jour , je me lève de beau matin avec en moi l'espoir de le voir lorsque j'ouvre ma tenture, le voir en bas de chez moi. Mais comme tous les jours il n'est pas la, alors encore une fois le bout de mes doigts effleurent cette plûme pour exprimer les quelques notes que mon coeur berce. Aujourd'hui, comme chaque jour depuis qu'il n'est plus là, c'est un sentiment de solitude, de tristesse qui me ronge. Il est pour moi impossible d'écrire ces lignes sans que je ne sente couler mes larmes le long de mes joues pour ruisseler sur mes lèvres et atténuer l'encre sur ces pages. Me retrouver assise sur cette chaise au mileu d'une magnifique prairie verte m'a permis pendant un vague instant de l'imaginer, de le voir à mes côtés. Le son doux des herbes qui se plie au vent etait comme son hennissement si doux, calme et paisible. Je l'entends encore galoper aux vent et bizarrement, je sens son odeur. La mélancolie m'envahit et une bien fade réalité m'apparait, il ne sera plus jamais a mes côtés chez moi. Tous les mots, quels qu'ils soient sont dérisoires pour exprimer ce sentiment de passion, d'envie, bref, d'amour qui m'émerge. Lorsque je scrute les nuages, il m'apparait de plus en plus ravissant. Depuis son absence le monde des chevaux est apparu autrement. Qui aurais pu imaginer que se petit quadrupèdes allais boulverser mon existence, et faire naître une grande complicitée, car la où tu te trouves
je garde l'espoir de te retrouver un jour ...